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Lire une icône

par Yves Desvaux Veeska 5 Septembre 2011, 16:39 Peinture d'icône - première semaine

1.    L’icône trouve son fondement théologique dans la double affirmation :
Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme.
Jésus-Christ mort et ressuscité.
Toutes les icônes, quel que soit leur sujet, partent de cette profession de foi et y ramènent.

2.    Plus qu’une peinture religieuse, l’icône est avant tout une écriture. Le dessin et sa construction symbolique y tiennent donc une grande place.
Cercles, verticales, diagonales… Tout participe à dire quelque chose sur la théologie de la scène représentée. Les couleurs ont aussi une valeur symbolique.

3.    La lumière est importante dans l’icône qui veut témoigner que nos ténèbres humaines sont illuminées par le Christ, source de toutes lumières.
Pour cela, la source de la lumière dans l’icône ne vient pas de la droite ou de la gauche pour éclairer les personnages, mais elle jaillit du visage même du Christ (ou du Saint) pour rayonner sur toute l’icône. Dans sa réalisation, l’iconographe ne porte pas d’ombre, mais partant du plus sombre, il éclaire progressivement le sujet.

4.    On « regarde » un tableau, mais on « prie » une icône, car dans celle-ci tout est fait pour que nous découvrions aussi que nous sommes regardés par Dieu. Elle nous introduit à la prière, au dialogue : je contemple le Seigneur et je suis contemplé par Lui. La perspective inversée n’est pas un archaïsme mais nous place au centre du mystère de la foi représenté, et non comme un spectateur.

5.    La fonction de l’icône n’est ni descriptive, ni décorative, elle est avant tout liturgique. L’icône est une « Fête » pour manifester la présence de Dieu en Jésus-Christ au cœur de notre humanité. Elle n’exprime pas de sentiments (angoisse, souffrance, joie) car elle veut nous introduire dans une rencontre plus profonde avec le Seigneur.

(Texte placardé sur la porte de l'atelier d'icône)

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