Pour éviter le gaspillage de couleurs à la fin d’une séance de peinture, avec tous les restes au fond des palettes, j’ai invité les élèves de mon cours à essuyer chaque fois leur palette sur des feuilles réservées à cet usage, pour élaborer eux-mêmes des compositions à partir de ces traces informelles. Puis j’ai mis des feuilles blanches à leur disposition pour recueillir à mon tour ces essuyages de palettes.
Je me retrouve alors avec des couleurs qui ne sont pas les miennes, des traces qui ne ressemblent à rien de ce que je ferais personnellement devant une feuille blanche.
Cette proposition est « antigaspi ». Mais c’est surtout apprendre à composer avec l’imprévu. La vie nous confronte dans cesse à des circonstances, des lieux, des personnes, des moyens, toutes sortes de paramètres qu’on ne contrôle pas, et il faut faire avec. Le faire en peinture est un exercice d’observation, comme on observerait un paysage pour l’interpréter : là, on observe notre façon d’interagir avec le réel, en faisant le tri entre ce qu’on va retrancher ou ajouter, minorer ou mettre en valeur.
Autres peintures sur le même principe : mais je n'avais pas photographié les traces brutes avant de composer avec.
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